Un Fourquevallais Revellois, avec une âme de Bac.

Habitant de St Fé, et pourtant, je suis née à Lavaur.

18 janvier 2009

enfin!

Voici en avant première,
la fameuse nouvelle des quatres génies revellois.

L'homme pressé

Note

         Il faut savoir avant de lire cette nouvelle que tous les personnages ou les événements la constituant sont totalement fictifs et que donc, toute ressemblance avec une personne réelle est fortuite.

         Les relations entre les différents acteurs du lycée lors de ce récit (élèves, professeurs, membres de l'administration ...)  sont tout autre dans la réalité. Il ne s'agit que d'une vision négative de l'établissement afin de donner une ambiance noire qui s'adapte le mieux à l'histoire que nous avons décidé d’écrire.

         Nous nous excusons à l'avance des désagréments que cela pourrait provoquer à la classe de DMA Ébénisterie et comprenons cette sensation déplaisante -lors de la lecture- d'être visée. Il est évident que la réalité est différente.

Merci de votre compréhension.

Les auteurs

Anniv_d_Annie_045

Chevrey Vivien, Enk Nelson, Michelin Boris, Lacombe Ghislain.

Introduction

         Aux Portes du Parc Régional du Haut Languedoc et de la Montagne Noire, dans le triangle Albi Carcassonne Toulouse, Revel capitale du meuble d'art. Au sein de cette petite ville, le lycée professionnel de l'ameublement et des métiers d'arts accueille chaque année de nombreux élèves. Réputé pour la qualité de son enseignement, ce lycée est moins connu pour son ambiance de compétition entre les élèves lors de l'approche des examens. La tension est particulièrement élevée dans la classe de DMA (diplôme des métiers d'arts) section ébénisterie, en partie à cause du professeur d'atelier M. Pipo qui ne fait absolument rien pour améliorer les relations au sein de cette classe. Il semblerait au contraire qu'il prend un malin plaisir à créer des problèmes.

Chapitre I

-         He les gars, Vous n'allez jamais le croire!

-         Quoi? Tu pars enfin dans un autre atelier?

-         Mais non, lâche-moi crayon tu es pénible, je viens de lire quelque chose d'incroyable.

-         Tu lis encore des magasines people toi?

-         C'est La Dépêche idiot.

-         La paix vous deux, ça se voit que ce n'est pas vous qui prenez des coups à longueur de journée.

-         Ok je me calme Marteau, mais s'il vous plaît, écoutez-moi tous.

-         C'est pas un magasine people La Dépêche?

-         Laisse-moi parler Crayon.

-         Le problème c'est qu’on te laisse trop parler.

-         Vous n'allez pas le croire.

-         C'est marrant, je n'y crois déjà pas.

-         La paix! Hurla Marteau .Réglet, Crayon, fermez-là!

-         Marteau, le prof est mort!

         Soudain, chose rare dans l'atelier, le silence s'installa, les outils se regardèrent silencieux un bref instant.

-         Ben moi je dis que c'est bien fait pour sa gueule! Cria Scie au fond de l'atelier. A force de monter les élèves les uns contre les autres, ça a fini par se retourner contre lui.

-         Oui, reprit Cruciforme, il a enfin payé pour sa méchanceté et ses abus de pouvoir!

-         C'était un escroc, pervers et manipulateur, ajouta Mètre.

-         Une vraie raclure.

-         Holà, on se calme les gars, on sait tous ce qu'il faisait et ce qu'il était. Mais c'était notre propriétaire et cela implique un minimum de respect de notre part. Réglet, lis nous ton article.

Horreur au lycée de Revel.

         C'est mercredi matin qu'un professeur de DMA Ébénisterie, M. Pipo a été retrouvé écrasé sous une presse mécanique dans l'atelier du lycée professionnel de l'ameublement de Revel. Il aurait été attaché la veille vers 21h, selon la police, en sortant de sa classe. Le proviseur de l'établissement M. Inocenti est suspecté. Il semblerait d'après les déclarations de sa femme, qu'il se serait vengé après avoir découvert la relation qu'elle entretenait avec la victime. Présent sur les lieux du crime ce soir là, M. Inocenti travaillait seul dans son bureau. Une tache de sang a été aperçue à l'écart de la scène du crime, l'A.D.N. du proviseur a été identifié. Il y aurait eu une altercation entre les deux hommes, seulement l’état physique actuel du professeur ne permet pas à la police de pratiquer une autopsie afin confirmer si le proviseur a effectivement reçu des coups. Avant d'être pressé, le professeur aurait été attaché à l'aide d'une corde. La police entreprend un interrogatoire auprès de toute personne présente la nuit de mardi au lycée. Plusieurs élèves et membres de l'administration on déjà confirmé la relation entre M. Pipo et Mme Inocenti.

-         C'est maintenant qu'il remarque qu'il est cocu, il est vraiment à la traîne celui là!

-         Tais-toi donc un peu Cruciforme, ça nous fera des vacances.

-         Il y a quelque chose qui cloche, s'interrogea Crayon, cela ne peut pas être M. Inocenti.

-         Il n’a pas pu presser M. Pipo, ajouta Réglet, cela ne lui ressemble pas.

-         L'homme pressé, ça me rappelle une chanson de Noir Désir.

-         Tu es lourd aujourd'hui Cruciforme.

         Alors que Réglet et Crayon étaient en pleine réflexion, Scie habituellement peu bavarde, relança la conversation.

-         Moi, je vous dis que c'est Émilie! Elle est passée dans l'atelier ce soir là.

-         Mais non, c'est Marc, le souffre douleur de M. Pipo, il était là à 20h30, répondit Cruciforme.

-         Tout le monde peut être coupable, ajouta Mètre, personne ne l'aimait.

-         Stop vous autres, coupa Marteau. Réglet, Crayon que proposez-vous?

-         Il faudrait parler à la presse pour connaître le coupable, dit Crayon, mais comme un meurtre vient d'être commis, le lycée risque d'être fermé plusieurs jours, aucun de nous pourra se faire déplacer jusqu'à la presse avant sa réouverture.

-         Le problème c'est que d'ici là le proviseur risque d'être condamné à tors, poursuivit Réglet. Nous devons mener une contre-enquête.

-         Mais attendez, M. Pipo a toujours Stylo multicolore sur lui, il pourrait nous dire qui est l'assassin.

-         Oui, c'est dommage que l'on ne l'ait pas vu depuis le meurtre.

-         Réfléchis Mètre,  si le prof est parti à la morgue, Stylo multi aussi et si le prof est passé sous la presse, Stylo multi ... Ho non, pas lui ...

-         Il  est mort?

-         C'est pas possible, les gars regardez la photo sur le journal, il y a une tache d'encre sur la presse!

-         C'est horrible, il s'est fait écrasé!

         Et les outils pleurèrent la mort d'un stylo multicolore qui avait une espérance de vie de quelques mois.

Chapitre II

         Après avoir séché ses larmes, Réglet regarda ses confères impatients. Il hâta sa réflexion et prit la parole afin d'éviter un nouveau débordement de Scie, particulièrement contente de savoir le professeur mort.

-         Tout d'abord, il nous faut recueillir, dans l'ordre chronologique de la soirée, les témoignages de chacun d'entre nous. Nous pourrons peut-être ensuite, préciser quels furent les déplacements M. Pipo, qui sont les personnes qu'il a croisées ce soir là, et déterminer l’heure à laquelle M. Pipo a été tué, cela nous aidera à déterminer qui pourrait être le criminel.

         Réglet marqua une pause, Crayon reprit.

-         Bien, commençons par ce que l'on sait. Premièrement, je me souviens que M. Pipo travaillait de 19h à 20h ici.

-         Oui, et à 20h passées, Émilie est apparue et a rejoint le professeur aux ordinateurs, continua Cruciforme.

-         Mais comme c'est une partie de l'atelier que l'on ne peut ni voir ni entendre, précisa Réglet, on ne sait pas ce qu'ils ont fait ...

-         Si, j'étais avec lui, je préférai ne pas en parler, mais vu la situation je n'ai plus le choix.

-         Pourquoi tu fais cette tête Mètre, explique-nous.

-         Vous savez que M. Pipo ne fait rien pour les élèves s'ils ne lui donnent pas un billet de temps en temps.

-         Bien sûr, tout le monde est au courant.

-         Et vous savez qu’Émilie a des petits problèmes d'argent en ce moment.

-         Oui, j'en ai entendu parler, et alors, quel rapport avec notre enquête?

-         Attends Crayon ... Mètre, ne me dis pas qu'Émilie a choisi de payer autrement?

-         Malheureusement si.

         Quelques secondes de silence s'écoulèrent, le temps que les outils, au regard lubrique, s'imaginent la scène. Puis la cohue s'installa, chaque outil exprimait son dégoût et son indignation en même temps. Jusqu'à ce que Marteau, incapable de pensées obscènes,  finisse une fois de plus par rétablir le calme.

-         Que s'est-il passé après? Demanda Crayon.

-         Une fois qu'Émilie et M. Pipo eurent terminé, M. Pipo dit à Émilie qu’il ne ferait rien pour elle. Il partit de l'atelier en me jetant contre un mur. Émilie était folle de rage.

-         Tu m'étonnes.

-         Elle prit Cutter puis partit dans la même direction que le professeur.

-         Cela fait donc d'elle le suspect N°1, déclara Réglet.

Chapitre III

         Après un calme imposé par le passage d'un policier égaré dans le lycée, les outils reprirent leur dialogue. Tous suivaient maintenant attentivement la progression de l’enquête, captivés par la tournure qu’elle prenait. Réglet commença.

-         Émilie est donc partie vers 20h10, elle est ensuite revenue une demi heure plus tard et entre temps, M. Pipo est repassé prendre son sac. Quand Émilie arriva, Marc était déjà dans l'atelier depuis plusieurs minutes. Ils ont échangé deux trois mots puis Émilie est partie.

-         Ha, ha, ha, pauvre Marc, elle l'envoie toujours balader, depuis le temps qu'il veut sortir avec Émilie, il va finir par devenir fou.

-         Ça ne nous intéresse pas Scie, ce genre de détails tu peux te les garder.

-         Au contraire Marteau, cela peux être le mobile de Marc, répondit Crayon, il aurait pu tuer M. Pipo après avoir assisté à la scène aux ordinateurs.

-         Il faut aussi se rappeler qu'il était le souffre-douleur du prof, dès le début de l'année, il a refusé de se soumettre à son autorité.

-         A mon avis, s'il a assassiné M. Pipo, c'est plutôt à cause de ce qui s’est passé mardi dernier, dit Cruciforme.

-         Mardi dernier?

-         Oui, vous n'avez pas entendu les élèves parler de ce que lui a fait M. Pipo?

-         Heu ... non, que s'est-il passé mardi dernier?

-         C'était le pré-jury de DMA. Vous savez, les élèves doivent passer devant des professeurs afin de présenter leurs projets de meubles. Avant que Marc passe devant le jury, M. Pipo lui a mis un laxatif dans son café pour voir combien de temps il allait tenir.

         Les outils eurent encore le loisir d'imaginer la scène quelque peu scabreuse. Quatre enseignants observant un élève qui devient rouge, puis marron.

-         C'est dégueulasse, cracha Mètre.

-         C'est sûrement la pire des idées qu’il n’ait jamais eu.

-         Et alors?

-         Il a tenu 2m30s.

-         Pas mal, il est sorti de la pièce?

-         Il n'a malheureusement pas eu le temps, cela restera sûrement la honte de sa vie.

-         Nous avons donc deux assassins potentiels.

Chapitre IV

         C'est après une soirée aux révélations amusantes que les outils, fatigués par toute cette concentration inhabituelle pour de braves outils, s'endormirent.

-         Psitt,  Crayon réveille-toi, quelqu'un arrive.

-         Moai et alors? Je m'en tamponne, lâche-moi un peu Réglet.

-         Le lycée est censé être fermé je te rappelle, personne ne devrait être ici.

-         Ho merde, c'est Émilie.

-         Non? Sérieux? Je ne la vois pas, elle fait quoi?

-         Elle a posé quelque chose sur un établi. C'est bon, elle part.

-         Salut les gars, la forme? Et ben, je ne suis pas mécontent d'être rentré au bercail, ça sent le rat mort dans les vestiaires.

-         Cutter? Tu es de retour mon vieux, ça fait plaisir de te voir. Allez, debout les feignasses, on reprend l'enquête, Cutter est là.

-         Encore? Attends, on a passé la soirée dessus hier. Tu ne vas pas nous faire bosser la nuit quand même?

-         Cruciforme tais-toi s'il te plaît.

-         L'enquête?

-         Ha oui, c'est vrai, tu n'es pas au courant. M. Pipo est mort, la police soupçonne le proviseur et nous Émilie et Marc. S'est-elle servie de toi pour le tuer?

-         Émilie aurait tué le professeur? Super ... Enfin, pas avec moi en tout cas, mais je peux vous raconter ce que j'ai vu et entendu ce soir la. J'étais en train de dormir tranquillement quand Émilie m'a pris violemment. Elle était folle, presque en transe. Elle suivait le prof  de loin, répétant « je vais le tuer, je vais le tuer. » jusqu'à ce qu'il rentre dans les logements administratifs, où elle aperçut la femme du proviseur, Émeline. Elle a commencé à se calmer progressivement. Un petit sourire sadique est apparu sur son visage, elle était passée d'une folie incontrôlable à la froideur d'un psychopathe. Accroupie devant une fenêtre, elle assista à un dialogue entre M. Pipo et Émeline. Je n'ai pas entièrement compris la discussion, mais en gros, Émeline voulait coucher avec le prof, alors que lui voulait juste boire un verre de whisky en paix. Après l'avoir repoussée plusieurs fois, il a fini par s'énerver et s'en est allé en hurlant qu'il en avait marre d'elle. Une fois M. Pipo éloigné, Émilie s'est approchée d’Émeline et lui a dit, à deux trois mots près: « Et oui, c'est fini pour vous, maintenant il les préfère jeunes. Vous croyez qu'il allait se contenter de la femme du proviseur? Toutes les filles de la classe n'ont même pas la moitié de votre âge et elles sont toutes passées dans son lit. »

-         La salo ...

-         Cruciforme!

-         Mais c'est faux, dit Réglet, c'est la première fois que le prof va aussi loin avec une élève.

-         Oui, mais peu lui importait de savoir si c'était vrai ou non. Elle partit ainsi, satisfaite d'avoir brisé quelque chose qui appartenait à M. Pipo. Elle se dirigeait vers l'atelier quand elle croisa le proviseur dans le parc des machines. Ils avaient tous les deux l'air surpris de se rencontrer à cet endroit. M. Inocenti lui demanda ce qu'elle faisait ici à cette heure, Émilie lui répondit qu'elle avait oublié son sac et qu'elle repartait. Elle est retournée dans l'atelier ...

-         Et c'est là qu'elle a rencontré Marc, interrompit Crayon, Réglet nous l'a raconté hier.

-         Très bien. Après ça, elle m'a enfermé dans les vestiaires et a fini par me ressortir tout à l'heure, elle avait l'air très perturbée.

-         J'imagine que si elle t'a remis dans l'atelier c'est parce que tu n'avais rien à faire dans les vestiaires, cela risquait d'attirer l'attention sur elle, conclut Réglet.

-         Merci pour ton témoignage Cutter, tu viens de nous apporter des éléments essentiels pour l'enquête.

-         Et il est mort comment M. Pipo?

-         Écrasé sous la presse.

-         OUA trop bien, mais bon, je l'aurais bien égorgé moi même.

-         ça ne m'étonne pas de toi, tu aimes tellement faire saigner les gens.

-         Hé, ho, on peut dormir maintenant?

Chapitre V

         C'est après une matinée agitée par les nombreuses intrusions d'agents de police dans l'atelier, période durant laquelle les outils choisirent de se taire afin de ne pas se faire repérer, que la réflexion put enfin reprendre.

-         Parfait, nous allons maintenant pouvoir retracer le parcours de la victime, entreprit Crayon. A 20h il s'entretient avec Émilie ici même, 5 minutes plus tard, il quitte l'atelier pour rejoindre Émeline. Il restera quelques minutes là- bas, puis Emeline reviendra prendre son sac vers 20h20,

-         Au cours de cette soirée, il a croisé Émilie, continua Réglet, elle le suit en direction des locaux administratifs, parle avec Mme Inocenti, retourne à l'atelier, parle avec Marc puis va aux vestiaires. Si elle a tué M. Pipo, c'est après être passée aux vestiaires.

-         Il a vu Émeline, mais l'on ne sait pas si elle est sortie des locaux après leur dispute, précisa Crayon.

-         Quand à Marc, il en aurait parlé à Émilie s’il avait croisé M. Pipo, déduisit Réglet. Et il n'a pas du le voir en quittant l'atelier, sinon il l'aurait dit aux policiers.

-         A moins que ce soit lui le tueur, ajouta Crayon. Il reste M. Inocenti. Apparemment, il aurait assisté à la scène entre le professeur et Émeline, parlé à Émilie et aurait ensuite retrouvé M. Pipo dans le parc machine  ...

-         Attendez, j'ai quelque chose sur M. Inocenti, interrompit Mètre, un policier a laissé un journal à côté de moi, il y a un article sur le meurtre. Il est écrit :

« M. Inocenti se déclare innocent, il avoue avoir attaché M. Pipo sous la presse après s'être battu avec lui, mais il prétend qu'il a fait ça seulement dans le but de lui faire peur, il dit ne pas avoir actionné la presse. Une femme de ménage a entendu le cri de M. Pipo lors de sa mise à mort dans les environs de 20h30, mais ne trouvant personne, elle aurait cru à une blague. L'enquête se poursuit. »

-         Il n'y a rien d'autre d'intéressant?

-         Il est aussi dit que le lycée risque d'être fermé plusieurs semaines, perturbant le programme scolaire des élèves.

-         La bonne blague. Ceux-là, moins ils travaillent, mieux ils se portent.

-         Sinon, ils n'ont pas de soupçons sur Émilie, Marc, ou Émeline.

-         Non.

         Réglet et crayon réfléchirent un instant, Crayon s'engagea.

-         Les aveux de M. Inocenti confirment que lorsque M. Pipo quitte l'atelier à 20h20, il se bat effectivement avec lui, l'attache et le met sous la presse. C'est possible qu'il l'ait actionnée, mais rien n'est sûr, il aurait très bien pu partir en le laissant ainsi. M. Pipo est mort quelques minutes après, le criminel a du assister à la scène de combat entre les deux hommes et attendre le moment propice.

-         Nous avons donc quatre suspects, tous humiliés par M. Pipo, qui sont peut être passés devant lui, coincé sous la presse, à la merci de leur jugement. Tant que le lycée restera bloqué, je ne pense pas que nous aurons de nouveaux indices, il nous faut maintenant trouver le criminel.

-         Ben, on n'est pas dans la mouise.

-         Bravo Crayon, voilà un bel optimisme, ce genre de déclaration nous avance grandement.

-         Ho ça va Réglet, tu va arrêter de me prendre pour un débile. Quatre fous sont passés devant le prof sous la presse, tu trouves ça facile comme dénouement? Peut- être même qu'ils ont tourné le contact ensemble!

-         Réglet, Crayon, restez calme, l'enquête n'avancera pas si vous n'êtes pas soudés.

-         Oui, ben tu vois Marteau, l'enquête, c'est fini pour moi. Ça m'énerve, on arrivera jamais à trouver l'assassin.

-         Ah bon? Monsieur veut laisser tomber? Monsieur veut que le proviseur soit condamné à tors?

-         Je trouve qu'il l'a quand même bien cherché, attacher quelqu'un sous la presse dans la nuit, mais quelle idée stupide.

-         On s'en tape, nous, on résout l'énigme, c'est tout!

-         TU résous l'énigme, c'est fini je te dis!

-         Et voilà, c'est reparti, ils avaient réussi à se supporter pendant deux jours grâce à l'enquête.

-         Taisez-vous, quelqu'un approche!

Chapitre VI

         Après un après midi extrêmement silencieux à cause du blocage de l'enquête, Réglet tenta de relancer la discussion auprès de son susceptible collègue.

-         Écoute Crayon, j'ai trouvé une piste. Marc a du passer devant la presse pour sortir de l'atelier, il était 20h30 passées quand il est parti, l'heure du crime. Pourquoi ne l'a-t-il pas dit à la police? Soit, il est le criminel, soit il a vu le criminel mais il se tait pour une raison qui nous est inconnue.

-         Rho mais qu'il est mauvais, ta raison inconnue est simple à trouver, c'est Émilie. Si ce n'est pas lui le criminel, il se tait pour protéger Émilie.

-         Cela ne peut donc pas être M. ou Mme Inocenti, sinon Marc les auraient balancés.

-         Pas forcément, étant proviseur, M. Inocenti peut faire pression sur lui. Il est aussi possible que Marc ait agi de manière à couvrir le meurtre tout en pensant qu'Émilie l'avait commis, étant donné qu'ils venaient juste de parler ensemble. Finalement, ta super piste nous amène de nouveau dans un cul de sac. Tout ce que l'on gagne, c'est la certitude de l'implication de Marc dans le crime. Il reste toujours quatre suspects.

-         C'est peut être peu, mais c'est déjà ça. Je cherche, moi, au moins.

-         Oui, et moi je ne cherche plus.

-         Tu parles, tu ne peux pas t'empêcher de réfléchir avec moi.

-         Mais non,  je veux juste casser tes restes d'espoirs pour que tu me foutes la paix.

-         Tu es ridicule.

-         Laisse-moi tranquille, tu t'obstines à prendre et reprendre la situation sous tous les angles possibles, mais dans notre situation, il est impossible de découvrir le coupable.

-         Impossible?

-         Oui, c'est fini Réglet, abandonne, on ne trouvera pas l'assassin.

-         Je refuse de m'arrêter là!

-         Fais comment tu veux, mais laisse-moi tranquille alors.

Chapitre VII

         Les jours passèrent, Réglet finit par se lasser et tous les outils oublièrent rapidement l'enquête. Le proviseur fut jugé coupable grâce au témoignage de Marc qui déclara avoir vu M. Inocenti sortir de l'atelier un instant après le cri de M. Pipo. Le lycée ré-ouvra, le professeur fut remplacé par un vieil artisan peu habitué aux conflits lycéens et qui ne connaissait pas les méthodes de pressions des enseignants, les élèves de DMA finirent par lui pourrir la vie et le poussèrent en dépression. Jusqu'au jour où Marc et Émilie se retrouvèrent seuls dans l'atelier, un soir d'été, écoutés par les outils qui retenaient leur souffle tant l’instant était pesant

-         Émilie, il faut que je te dise, c'est grâce à moi que tu n'as pas été accusée.

-         Comment?

-         Quand je suis sorti de l'atelier, j'ai entendu le cri de M. Pipo, une fois devant la presse j'ai compris que c'était toi qui l'avais tué et j'ai remarqué le mouchoir qui t'avais servi à actionner la presse sans laisser d'empreinte sur le contact. J'ai donc récupéré le mouchoir et menti pour te protéger;

-         Mais tu es fou, je n'ai pas tué le prof! Ce mouchoir ne m'appartient pas!

-         Ne dis pas n'importe quoi, je t'ai sauvé la vie, remercie-moi.

-         Que je te remercie? Tu rêves, tu as menti pour mettre un innocent en prison et dissimulé des pièces à convictions pour une enquête criminelle. Marc, tu es dangereux, je vais te dénoncer.

-         Émilie, je t'aime. Cela fait un an que j'attends ce moment, reste avec moi je t'en prie.

-         Ne m'approche pas!

-         Très bien, tu me refuses, je n'ai pas le choix. Je dois alors te supprimer.

-         Marc, ne t'approche pas, reste où tu es.

-         Adieu Émilie.

         Marc assomma Émilie à l'aide de Marteau, la traîna dans le parc machine. Les outils restèrent silencieux un moment, choqués par ce qu'ils avaient vu et entendu, surtout Marteau, maintenant recouvert du sang d'Émilie. C'est le mouchoir qui finit par briser ce silence glaçant.

-         Messieurs Dames, bonsoir.

-         Salut, répondit Crayon. C'est toi qui as servi à actionner la presse?

-         Effectivement, c'est bien moi.

-         Alors tu peux nous dire qui est le coupable?

-         Bien sûr, mon propriétaire est Mm Inocenti.

-         Émeline! C'est Émeline qui a tué le prof?

-         Nom de dieu, ça fait très mal.

-         Mais pourquoi?

-         Une fille est passée la voir après une discussion endiablée avec son amant.

-         Émilie, oui on sait.

-         Soit, une fois blessée par les déclarations de la jeune fille, elle tenta de retrouver son amant dans son bureau pour le châtier mais le retrouva en train de se quereller avec son mari, une fois l'amant attaché sous la presse, elle s'approcha de lui. Mais l'homme l'insulta méchamment en lui ordonnant de le sortir de là. Contrariée par ses propos et sous le coup de la colère, elle me prit de façon à mettre en marche la machine sans être accusée. Mais à la vision cauchemardesque d'un tel spectacle, elle partit à toute hâte en me laissant tomber misérablement au sol. Quel geste ingrat.

-         Hé, mec, tu n'es qu'un mouchoir, tu crois que tu mérites mieux?

-         Ho, je suis choqué, évidemment que je mérite d'avantage.

-         Mais tu viens d'où pour parler comme ça toi?

-         C'est bon Cruciforme, laisse-le.

         Et soudain, un cri effroyable surgit du parc machine. Marc l'air impassible quoiqu'un peu vicieux, venait d'allumer la déligneuse avec Émilie attachée dessus, elle s'était réveillée en entendant la machine se mettre en route. La lame avançait tranquillement, se rapprochant petit à petit de la joue d'Émilie. L'outil finit par toucher la tête de la jeune fille, découpant finement la chair, éclaboussant le visage de son ancien collègue. Il restait immobile face au tronçonnage de l'être qu'il chérissait le plus au monde, du moins c’était vrai il y a quelques instants, mais à présent il se délectait de cette vengeance jouissive.

         C'est sous les cris de douleurs de l'élève et devant ses amis écœurés par la boucherie qui se déroulait dans la pièce à côté, que Crayon, visiblement soulagé, conclut.

-         Et bien, nous savons maintenant comment et pourquoi Émeline a tué le prof. Ainsi que l'implication de Marc dans cette affaire.

-         C'est exact, reprit Réglet, Marc risque d'être condamné et son témoignage remis en question. Le proviseur pourra être libéré.

-         Tout est bien qui finit bien, ajouta Mètre.

-         Tu trouves que cela finit bien pour Émilie?



Fin

collage

Posté par Iggy Pop à 17:07 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


16 janvier 2009

Yes I want your père noel


Do you want my Pere Noel
envoyé par azrael79000

Posté par Iggy Pop à 19:50 - Humour - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 janvier 2009

ils sont foux ces revellois !!

photo_074

Quand il neige sur St Ferréol, les revellois deviennent foux.

Ghislain a envie de tirer des cables toutes les 30 secondes sur la route ...


Vidéo Revel 25
envoyé par iggy31pop

... les gens se garent bizarrement ...


Vidéo Revel 26
envoyé par iggy31pop

... et la nuit, les revellois veulent tous cramer leur essence en fessant des tours de parking.


Vidéo Revel 27
envoyé par iggy31pop

Posté par Iggy Pop à 11:14 - Bienvenu à Revel - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 janvier 2009

In your face

Une petite vidéo des élèves de l'Esma avec un humour noir, magique.


Dans la Tête
envoyé par Esma-Movie

Posté par Iggy Pop à 23:21 - Humour - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Vacance du nouvel An

Une belle chanson pour de beaux souvenir.

***

Pour le réveillon, quatre valeureux revellois on choisit une rude destination.
Le chalet de Nelson!

photo_012

Ainsi (de gauche à droite) Vincent Nelson ghislain et moi sommes partit dans les pyrénées pendant cinq jours pour faire la fête, les cons et du ski.


Vacance dans les pyrénées
envoyé par iggy31pop

photo_033

Cette équipe de choc, résidant dans la fameuse grange de la famille Nelson, à fait durant ce séjour toute sorte de conneries, dont l'igloo ci-dessus.
Un igloo qui abritait une étrange créature.


Vidéo de Ghislain
envoyé par iggy31pop

photo_008C'est à un rythme intense (peu être trop pour Ghislain) que nos quatre guignoles on profité de leurs vacances. Pour tenir cette cadence inférnale (surtout pour Ghislain), il n'y a pas de secret, faire les cons et boire du vin chaud sur les piste!

photo_058

La fameuse piste noire Mephisto restera dans les annales.


Vidéo de ski
envoyé par iggy31pop

Ghislain, en pleine forme, nous a fouetter la pate à crêpe tel vrai un pro.


Vidéo du réveillon
envoyé par iggy31pop

photo_057

photo_060

Ola! Attention, sa c'est une scène interdit au moins de 18 ans!

Posté par Iggy Pop à 20:12 - Mon environnement - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1